Auteur : crocker_s

Les angles morts de l’histoire culturelle québécoise

Caroline Montpetit

8 mai 2021

LE DEVOIR

« La chercheuse Vanessa Blais-Tremblay, de l’UQAM, musicologue spécialisée en études de genre, a constaté que les musiciennes de jazz, en particulier, ont été occultées de l’histoire, entre autres du fait qu’il était très mal vu pour les femmes de fréquenter les pianos-bars ou les cabarets où le jazz se jouait à l’époque. »

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Photomontage: Collection James Kidd et photomontage Le Devoir Vera Guilaroff, pianiste et compositrice montréalaise, première Québécoise à enregistrer du jazz, s’était fait dire de rentrer à Montréal pour s’occuper de sa famille, au beau milieu d’une tournée européenne.

Des tubes anglophones à profusion et, surtout, passéistes

« Les stations risquent de se couper de leur auditoire plus jeune en n’accordant pas à la relève musicale la place qui devrait lui revenir. »

– Danick Trottier, professeur de musicologie au Département de musique de l’UQAM

Publié le 10 avril 2021 à 13h00 | La Presse

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https://www.lapresse.ca/debats/opinions/2021-04-10/radios-francophones/des-tubes-anglophones-a-profusion-et-surtout-passeistes.php

Photo : Getty Images

L’anxiété de performance musicale chez les jeunes

Les premiers signes de stress durant un spectacle apparaissent dès l’âge de trois ans.  

Par Jean-François Ducharme

31 MARS 2021 À 14H42

«L’anxiété de performance affecterait entre 25 % et 40 % des musiciens professionnels, selon diverses recherches. Mais qu’en est-il chez les jeunes? Pour en avoir le cœur net, la professeure du Département de musique Hélène Boucher a effectué deux études. La première a été menée auprès de 66 enfants de 3 et 4 ans en service de garde, lors de spectacles de groupe – chant ou instruments de percussion – présentés devant leurs parents, par exemple à l’approche de Noël ou avant les vacances estivales. La seconde étude a porté sur 62 pianistes adolescents, aussi bien durant des concerts que des cours avec leurs professeurs.

Le phénomène a été observé de façon marquée dans les deux groupes. Chez les plus jeunes, tous les enfants ont vu leur niveau de cortisol – l’une des hormones secrétées en réponse au stress – augmenter durant le spectacle. «À trois ou quatre ans, on ne parle pas encore d’anxiété, mais plutôt d’une réponse physiologique à un événement», nuance Hélène Boucher.

La plupart des enfants manifestaient leur stress par des comportements nerveux, comme ricaner avec leurs camarades ou jouer avec leurs vêtements ou leurs cheveux. «Quelques enfants ont réagi plus fortement, affirme la professeure. Certains ont même quitté la scène pendant le spectacle.»

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https://www.actualites.uqam.ca/2021/anxiete-performance-musicale-jeunes

Photo : Getty Images

BALADO TRAJECTOIRES – AUDREY-KRISTEL BARBEAU : RELATION ENTRE MUSIQUE, STRESS ET TECHNONOLOGIES

Dans cet épisode, CHOQ.ca reçoit Audrey-Kristel Barbeau, professeure au Département de musique et chercheure membre de l’OICRM, du CIRMMT, le centre interdisciplinaire de recherche en musique, média et technologies, de la chaire de recherche UQAM pour le développement de pratiques innovantes en arts culture et mieux-être ainsi que l’Institut santé et société

Audrey-Kristel travaille actuellement sur plusieurs projets explorant la relation entre la musique, le stress et les technologies.  

Plus d’information sur l’Harmonie Nouveaux Horizons de Montréal :

http://www.nhmontreal.com/

Extraits audio : Symphony No. 15 (par Larry Daehn), dirigée par Carmelia Lee, chef invitée de l’Harmonie NHM. Trajectoires

Écouter le balado :

https://www.choq.ca/episodes/trajectoires/musique_stress_technologies/

Pour une musique sans frontière

Publié le 11 mars 2021 à 10h00

Alexandre Vigneault

« L’époque où il y avait un mur entre les univers classique et pop est révolue, croit le musicologue Danick Trottier. Dans son ouvrage Le classique fait pop !, il raconte comment cette frontière s’est érigée et plaide pour la diversité, l’ouverture et la curiosité. »

https://www.lapresse.ca/arts/2021-03-11/le-classique-fait-pop/pour-une-musique-sans-frontiere.php

PHOTO MARCO CAMPANOZZI, LA PRESSE

Le long règne de La Poune, reine du burlesque

Pierre Lavoie, historien et stagiaire postdoctoral au Département de musique de l’UQAM et à l’OICRM, était de passage à l’émission Aujourd’hui l’histoire (Ici Radio-Canada Première) pour parler de Rose «La Poune» Ouellette, artiste et directrice de théâtre emblématique de la classe ouvrière de la première moitié du 20e siècle à Montréal, et de son rôle de pionnière pour les femmes dans le «showbusiness» au Québec.

https://ici.radio-canada.ca/premiere/emissions/aujourd-hui-l-histoire/segments/entrevue/343112/rose-ouellet-poune-reine-burlesque-pierre-lavoie

Photo : RADIO-CANADA / JEAN-PIERRE KARSENTY

Faire rayonner la musique haïtienne, méconnue dans le monde

Photo: Marie-France Coallier Le Devoir Depuis des décennies, Claude Dauphin collectionne les partitions de musique savante venant d’Haïti, et de la Caraïbe en général.

Caroline Montpetit

25 février 2021 LE DEVOIR Musique

https://www.ledevoir.com/culture/musique/595852/faire-rayonner-la-musique-haitienne-meconnue-dans-le-monde

Depuis des décennies, Claude Dauphin, musicologue et professeur émérite de l’UQAM, collectionne patiemment les partitions de musique savante venant d’Haïti, et de la Caraïbe en général. Et le fonds d’archives qu’il a ainsi créé a acquis depuis la reconnaissance de chercheurs provenant d’un peu partout dans le monde.

Ce vendredi, alors que s’achève le Mois de l’histoire des Noirs au Québec, une table ronde en ligne consacrée à la question, organisée par l’Observatoire interdisciplinaire de création et de recherche en musique, réunira des chercheurs, des compositeurs et des musiciens d’ici, d’Europe et des États- Unis.

Claude Dauphin est l’un des lauréats du Prix du Mois de l’histoire des Noirs cette année. Depuis un certain temps, il s’est donné comme mission de faire rayonner la musique savante haïtienne, méconnue dans le monde.

Héritages européens

« Il y en a en Haïti une école de musique de composition classique qui est peu connue, même des Haïtiens — sauf peut-être dans des milieux plus cultivés. Toute cette tradition, comme la littérature haïtienne qui est très célèbre, provint bien sûr des héritages européens, pour lesquels se pose néanmoins la question de la marque identitaire. On hérite des choses, parce qu’on n’a rien inventé, dans les Amériques en général. Nos cultures sont des cultures de mélange. Les créateurs sont toujours portés à vouloir atteindre une signature collective, même si la forme est héritée d’ailleurs », dit-il.

Dans la créolité, il y a cet apport inattendu de la culture africaine, parfois même de la culture amérindienne, en Amérique.

« On hérite des choses, parce qu’on n’a rien inventé, dans les Amériques en général. Nos cultures sont des cultures de mélange. »

— Claude Dauphin

Cette signature, elle se retrouve notamment, dit-il, dans les compositions de Carmen Brouard, musicienne et compositrice d’origine haïtienne formée à Paris qui est décédée à Montréal en 2005. Son œuvre maîtresse, Baron Lacroix, a été interprétée par l’Orchestre métropolitain en 2012. Carmen Brouard a d’ailleurs participé, avec Claude Dauphin notamment, à la fondation de la Société de recherche et de diffusion de la musique haïtienne.

Des partitions oubliées

Certains compositeurs haïtiens, même très prolifiques, sont demeurés dans l’ombre bien après leur mort. C’est le cas du musicien du tournant du XXe siècle Edmond Saintonge, que Claude Dauphin a découvert il y a 20 ans à travers des partitions qui lui ont été envoyées. « Cela m’est arrivé d’Haïti par le biais d’une personne qui connaissait le travail que je faisais. Je montais alors un centre de documentation de musique savante haïtienne. Il m’est donc arrivé d’Haïti, comme cela arrive assez régulièrement, un lot de partitions qui devaient faire facilement cinq kilos. Ces partitions étaient dans un état assez effarant d’altération. »

Il a fallu 20 ans à Claude Dauphin pour parcourir cette œuvre, page après page. « Je me suis vite rendu compte que j’étais devant une œuvre monumentale », dit-il. En 2019, dans le cadre d’une série de conférences qu’il a données en France et ici, il a fait jouer pour la première fois l’Ode à l’abolition de l’esclavage, que Saintonge avait composée en 1874, par un chœur de Montréal.

« À défaut de patrie, la musique pourrait être le seul facteur qui, à côté de la langue créole, offrirait aux Haïtiens de l’intérieur et de l’extérieur un même espace de reconnaissance et de rencontre, fût-il mythique », écrit-il dans l’ouvrage Histoire du style musical d’Haïti, paru aux éditions Mémoire d’encrier.

Car le chercheur ne s’intéresse pas seulement à la musique savante haïtienne, loin de là. DansHistoire du style musical d’Haïti, il documente patiemment les différentes manifestations de musique populaire en Haïti, de celles qui accompagnent les rituels vaudous aux contes musicaux qui servent parfois d’éducation scolaire dans les régions où les enfants ne peuvent pas fréquenter l’école, en passant, bien sûr, par le konpa et la méringue.

On y découvre tous les outils courants utilisés pour produire de la musique en Haïti, là où les battoirs à linge deviennent des instruments accompagnant les complaintes du vaudou ou les cantiques chrétiens, et où on joue de la méringue avec une bouteille percutée à l’aide d’un caillou ou d’une baguette de bois. Dans certaines cérémonies vaudoues, c’est à la clochette d’église que l’on a recours, plutôt qu’aux tambours et aux danses.

Vanessa Blais-Tremblay à Place à l’opéra

Sylvia L’Écuyer a reçu Vanessa Blais-Tremblay en entrevue à l’émission Place à l’opéra sur ICI Musique. L’entrevue portait sur la première cantatrice canadienne Afro-descendante de renommée internationale, Portia White.

L’émission est offerte en rattrapage à  https://www.icimusique.ca/emissions/placealopera//514074.

L’entrevue en question est celle du 21 février à 3h33.

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