Retour de Céline Dion: la porte n’est pas fermée pour le Québec

Le professeur et musicologue Danick Trottier est passé en entrevue dans cet article écrit par Cédric Bélanger et publié le 31 mars 2026 sur le journal de Québec.

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Même si Céline Dion ne confirme que des dates de concerts à Paris pour l’instant, la porte n’est pas fermée pour un retour sur scène chez elle, au Québec, a appris Le Journal.

Dans un échange de courriels, une porte-parole du groupe evenko a confirmé que le géant québécois du spectacle était « en discussion » avec le clan Dion, « mais rien d’officiel », précise-t-on.

Quand ? Où ? Au Centre Bell ? Dans un Stade olympique fraîchement doté d’un nouveau toit ? Impossible d’en savoir davantage sur la teneur des pourparlers en cours. Tout dépendra évidemment si sa santé tient le coup à Paris ainsi que de la disponibilité du Centre Bell, si c’est la salle choisie. Quant au Stade olympique, on prévoit une réouverture en 2028. Est-ce que la qualité du son, son talon d’Achille historique, aura été améliorée ?

Ces derniers jours, plusieurs admirateurs québécois de la chanteuse ont exprimé, sur les réseaux sociaux, leur mécontentement concernant sa décision de privilégier Paris pour son retour plutôt que le Québec.

La confirmation de ces discussions avec evenko permet d’entretenir l’espoir que des concerts de Céline Dion au Québec se concrétiseront.

« Céline a toujours aimé venir au Québec. Elle s’est toujours fait un point d’honneur d’y venir. Pour son retour à la scène, ils ont trouvé un format qui lui permet de bien se sentir physiquement, mais je ne pense pas qu’elle a mis une croix sur le Québec. Pas du tout », mentionne une source bien informée de l’industrie du spectacle au Québec.

Une affiche présentant les dix spectacles de la diva québécoise au Paris La Défense Arena est visible à la gare Centrale de Montréal, lundi soir.

Céline comme les Stones

Pour des observateurs de la scène musicale, la décision de Céline Dion d’offrir à la Ville Lumière son grand retour ne surprend pas. Le Québec ne dispose pas d’un amphithéâtre fermé de 40 000 places comme Paris La Défense Arena.

« Il faut arrêter de penser que Céline doit tout redonner au Québec. Paris, c’est vraiment central. C’est dans le top 5 des villes les plus visitées sur la planète », signale l’animateur Mike Gauthier.

Ce dernier la classe même dans la catégorie des Rolling Stones, ce qui expliquera la demande très élevée pour des places. « On se demande si c’est la dernière fois qu’on va la voir. »

L’importance de la France

Un autre facteur militait pour Paris, soumet Danick Trottier, professeur de musicologie de l’Université du Québec à Montréal : l’importance que la diva québécoise a toujours accordée à la France.

« Sans rien enlever au Québec, le marché français a toujours été la pierre angulaire de la carrière de Céline Dion. Avec les Jeux olympiques de 2024 et ses collaborations avec Eddy Marnay et Jean-Jacques Goldman, nous n’avons jamais assez compris au Québec que l’implantation française de Céline est très forte. Paris a toujours été un objectif pour elle et René Angélil. »

« Cela explique pourquoi, poursuit M. Trottier, alors qu’elle avait une immense carrière en anglais avec The Colour of My Love, au milieu des années 1990, elle est allée du côté de la France avec Goldman. René et elle n’étaient jamais satisfaits. Ils trouvaient qu’elle ne connaissait pas le succès qu’elle méritait en France, qu’elle devait briller plus. »

Au Département de musique de l’UQAM, près de 300 étudiantes et étudiants aux 3 cycles orchestrent leur avenir par l’acquisition des meilleures notions qui soient, prodiguées avec grande expertise par un corps professoral dévoué et connecté au milieu. Au programme : musique populaire et classique, enseignement, études et pratiques des arts, musique de film.

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