Voici une petite entrevue qui vous permettra de découvrir Caroline. Nous la remercions vivement pour ce partage si authentique.
Crédit photo : Youssef Shoufan
* Pouvez-vous vous présenter ?
Je dirais d’abord que je suis une grande passionnée de musique, ayant enfilé mes premiers souliers de danse à l’âge de 3 ans et tenu mon premier instrument (le violon) à l’âge de 5 ans, avant de m’adonner au chant populaire et jazz. Bien que j’aie délaissé la pratique musicale active au profit de la recherche en musique depuis une dizaine d’années, les salles de spectacle restent ma deuxième maison à ce jour.
J’ai eu un parcours d’études assez diversifié, en commençant par un baccalauréat en musicologie, suivi d’une mineure en anthropologie et d’une maîtrise en ethnomusicologie, pour terminer par un doctorat en études urbaines où j’ai surtout puisé dans la sociologie de la culture et la sociologie des migrations. Mes recherches interrogent le rapport entre musique et migrations humaines sous différents angles, qu’il s’agisse des carrières de musicien.nes immigrant.es ou de la musique comme vecteur de socialisation et de sociabilités dans l’expérience migratoire.
Enfin, j’ai aussi une expérience dans le milieu musical où j’ai été coordonnatrice de l’ensemble Constantinople et chargée de projets au Centre des musiciens du monde pendant près de 4 ans, ce qui m’a permis de toucher à la production de disques et de concerts, à la diffusion nationale et internationale. J’ai également été membre du comité d’évaluation en musique pendant 1 an au Conseil des arts de Montréal, avant d’être nommée sur le Conseil d’administration où j’agis désormais comme présidente du secteur musique, ce qui constitue une fabuleuse expérience en gouvernance culturelle.
*Pourquoi avez-vous choisi le Département de musique de l’UQAM ?
Le Département de musique de l’UQAM réunit des collègues très dynamiques, avec des projets tous plus intéressants les uns que les autres et qui abordent des enjeux qui m’interpellent comme l’équité, la diversité et l’inclusion dans le milieu de la musique, la valorisation de répertoires musicaux du monde par l’utilisation de nouvelles technologies ou par un travail de mise en accessibilité d’archives pour les chercheur.euses comme pour les interprètes, le décloisonnement des genres musicaux de nos jours, pour n’en nommer que quelques-uns.
De plus, considérant la place importante qu’y tient la pratique artistique active chez les étudiant.es, et l’intérêt que je voue aux questions de professionnalisation en musique, c’est un lieu en phase avec les réflexions qui m’habitent.
*Que souhaitez-vous apporter au Département de musique ?
Je souhaite poursuivre et approfondir mes travaux sur la professionnalisation en musique, en m’intéressant tout particulièrement aux musicien.nes en situation de migration dont les réalités socioprofessionnelles restent encore peu étudiées, bien qu’elles soient de plus en plus constitutives de l’écosystème culturel québécois.
Le thème de la professionnalisation permet aussi d’envisager des développements concrets à l’intention des étudiant.es en musique, qui ont besoin d’outils pour pouvoir intégrer le monde professionnel à la fin de leurs études. Bref, j’espère pouvoir mettre à profit mes deux chapeaux – de chercheuse et de professionnelle du milieu culturel – pour déployer des projets à la fois pertinents sur le plan scientifique et d’intérêt pour le milieu musical professionnel et ses acteur.trices.







