Published Friday, January 14, 2022 5:58PM EST
Story from CTV Montreal’s Billy Shields.
Montreal's video game studios are known internationally for their work. Now, a boutique studio is hoping to make a mark with their music.
Published Friday, January 14, 2022 5:58PM EST
Story from CTV Montreal’s Billy Shields.
Montreal's video game studios are known internationally for their work. Now, a boutique studio is hoping to make a mark with their music.
L' actualité
Frédéric Lacroix-Couture, La Presse Canadienne
15 janvier 2022
MONTRÉAL — Une relation née de la préparation d’un cours universitaire s’est transformée en succès d’affaires pour deux professeurs québécois. Mathieu Lavoie et François-Xavier Dupas ont fondé un studio de composition sonore et musicale de jeux vidéo qui, mentionnent-ils, a signé en moins de 10 ans plus d’une centaine de projets au Québec et à l’étranger.
Derrière la musique des jeux comme «Dungeons and Dragons: Dark Alliance», «Star Trek Fleet Command» ou «Ultimate Chicken Horse», se trouve le travail de Vibe Avenue, qui a pignon sur rue à Montréal, dans l’arrondissement de Verdun.
Avant de propulser leur propre boîte en janvier 2013, MM. Lavoie et Dupas ont collaboré pour lancer un premier cours de création sonore de jeux vidéo à l’Université de Montréal (UdeM).
Connu pour avoir cofondé le studio de jeux vidéo Beenox à Québec, où il composait la musique et les sons, Mathieu Lavoie avait été appelé à remplacer celui qui devait initialement donner le cours.
Afin d’avoir des exemples à montrer à ses étudiants, il a demandé à François-Xavier Dupas – récemment arrivé de la France pour suivre une maîtrise en musique de film —s’il voulait être payé à jouer à des jeux vidéo pour dénicher des extraits. Une offre que ce dernier a acceptée sans trop d’hésitation.
«You Tube n’était pas garni d’exemples de jeux comme il est aujourd’hui. Alors, ça prenait quelqu’un pour capturer des jeux vidéo», explique M. Lavoie, aujourd’hui professeur au département de musique de l’UQAM.
Dans le cadre du cours, les deux chercheurs ont également invité de nombreux professionnels de l’industrie du jeu vidéo, leur permettant de se bâtir rapidement un réseau de contacts dans le milieu.
«Un point tel qu’on est devenus très experts nous-mêmes. Peut-être que notre curiosité intellectuelle ou notre côté académique nous a encouragés à pousser la machine un peu plus loin. On est devenu très fort en musique interactive et en intégration», relate M. Lavoie.
C’est François-Xavier Dupas qui a donné l’impulsion pour créer l’entreprise et mettre à profit leurs connaissances hors du contexte académique.
«Je trouvais qu’on avait des aptitudes complémentaires, qu’on avait beaucoup de forces en tant qu’équipe», fait valoir M. Dupas, professeur de musique à l’UdeM.
«Vibe, on l’a créé pour pouvoir travailler sur des projets qui nous passionnent», ajoute M. Lavoie.
Cette combinaison s’est avérée payante. L’équipe compte désormais une quinzaine d’employés, en plus de collaborateurs réguliers. Elle s’est installée progressivement en 2021 dans un nouveau studio conçu spécialement pour la production audio et musicale.
Le lieu est bondé d’innombrables instruments, dont certains plus exotiques, favorisant l’inspiration et la créativité, soutiennent les deux compositeurs.
Selon l’esthétisme musical recherché, chaque note peut provenir d’une performance enregistrée en studio, alors que d’autres fois, des instruments virtuels ou électroniques sont privilégiés.
La musique dans un jeu vidéo peut avoir un rôle narratif, d’accompagnement ou de complément pour exprimer un non-dit. Dans tous les cas, son intégration demeure importante.
«Ça doit être organique. Ça doit vraiment épouser les mécaniques du jeu, mettre en valeur les actions du joueur en temps réel», indique M. Dupas, qui a travaillé comme pianiste et harmoniciste.
Les compositeurs entrent d’ailleurs souvent tout au début du processus de création d’un jeu. Un seul projet peut prendre en moyenne jusqu’à deux ou trois ans, contrairement à la production de musique de film qui est une question de semaines.
«Dans bien des cas, on nous contacte en nous disant voici l’idée qu’on pense avoir de notre jeu et ils nous posent la question: ‘qu’est-ce qu’on a de besoin’», mentionne Mathieu Lavoie.
Un échange d’idées et d’inspiration mutuelle s’installe entre les studios de jeux vidéo et Vibe Avenue qui peut faire également l’enregistrement de voix. Le milieu universitaire dans lequel les deux entrepreneurs évoluent représente aussi un vecteur de créativité et un bassin de jeunes talents.
Plusieurs de leurs employés sont des diplômés de programmes de musique de l’UQAM ou de l’UdeM, qui offrent chacun un cours en musique de jeux vidéo.
«Enseigner à l’université, c’est une source d’inspiration. C’est aussi une manière de rester connecté avec beaucoup de nouveautés du côté scientifique et de la recherche. Ce n’est pas une béquille qui nous enlève du temps», fait valoir M. Lavoie.
Rayonnement naturel
La plume sonore et musicale de Vibe Avenue résonne à l’international alors que la compagnie reçoit des offres de manière spontanée, notamment de la Chine, des États-Unis, de l’Irlande, l’Espagne et l’Allemagne
«On a reçu un courriel de Turquie disant: ‘on a entendu votre travail sur tel jeu, aimeriez-vous travailler sur le nôtre’? (…) Je pense que c’est un peu une conséquence du rayonnement naturel de tous les projets qu’on a fait, de plus en plus il y a des contrats comme ça qui arrivent», témoigne M. Dupas.
Les deux co-fondateurs espèrent poursuivre cette expansion à l’étranger, tout en ayant une croissance saine. Le domaine des jeux vidéo offre de multiples opportunités, affirment-ils.
D’autres secteurs, comme le cinéma, la publicité et la télévision où Vibe Avenue a décroché des contrats, ouvrent également la porte à d’autres possibilités intéressantes.
MM. Lavoie et Dupas observent que de plus en plus un seul projet peut se décliner en différents médiums. Ils y voient un potentiel pour Vibe Avenue qui a les connaissances et les outils pour créer un son cohérent entre chacune des plateformes.
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Cet article a été produit avec le soutien financier des Bourses Facebook et La Presse Canadienne pour les nouvelles.
C'est avec enthousiasme que nous vous invitons à participer aux portes ouvertes du Département de musique.
Avec plus de 11 activités : leçons individuelles, atelier pratique Technologies et musique, classe de maître en chant classique, Réussir son audition en chant pop et en pratique artistique classique, clavardage, etc., vous trouverez sûrement votre bonheur !
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Article de Danick Trottier, Directeur du Département de musique et professeur de musicologie
Volume! La revue des musiques populaires, 2021, vol. 18, no 2, p. 53-69
Résumé :
Suite à un rappel de l’expérience que j’ai acquise à titre de musicologue dans les médias écrits et à la radio, l’article questionne la façon dont l’expertise musicale est perçue puis partagée, autant dans les disciplines ayant pour principal sujet la musique que les disciplines s’y intéressant comme la sociologie et les communications. Le cas des musiques actuelles est au cœur de la réflexion dans la mesure où l’actualité musicale est éloignée de la quête scientifique du musicologue. En outre, le passé musical retient davantage son attention, ce qui s’explique par sa formation universitaire et son travail scientifique. Ce faisant, je rappelle les défis que j’ai dû surmonter lors de la mise sur pied en 2018 d’un cours intitulé Musiques actuelles et scènes pop au Département de musique de l’Université du Québec à Montréal (UQAM). À la lumière de cette expérience et celle acquise dans les médias, il appert que l’expertise en matière de musiques actuelles est davantage le fruit d’une construction et d’un partage au présent entre différentes disciplines et différents groupes d’individus (membres de l’industrie musicale, journalistes, étudiants, fans, etc.) que l’unique chasse gardée des sciences consacrées à la musique, en l’occurrence la musicologie. La réflexion approfondit plusieurs enjeux dans cette perspective et en arrive à la conclusion que le binôme entre experts et non-experts perd de sa consistance dans la connaissance des musiques actuelles.
L'article complet est disponible ici : https://journals.openedition.org/volume/9444
Bonne lecture
Écoutez l'entrevue du 6 décembre dans l'émission "Le seize" de Vanessa Blais-Tremblay professeure associée au Département de musique et Directrice scientifique DIG ! (Différences et Inégalités de Genre dans la musique au Québec).
Vanessa Blay-Tremblay aborde, entre autre, l’impact de #metoo sur la création de chansons de dénonciation de violences à caractère sexuel (VACS) au Québec, ainsi que des chansons récentes de Laurence Nerbonne, et de celles moins récentes de Linda Lemay et France D’Amour.
Le 16, c'est LE show du retour de la communauté étudiante. Chaque jour, Alex et son "funky bunch" vous proposent un tour de l'actualité culturelle de la plus décontractée des façons! Entrevues, chroniques et performances live sont au rendez-vous, mais c'est surtout beaucoup de plaisir qui vous attend!
Bonne écoute ! (rafraichissez simplement la page si l'entrevue n'apparaît pas ;-))
Vanessa Blay-Tremblay, professeure associée au Département de musique de l'UQAM et Directrice scientifique DIG! est présente dans plusieurs médias:
Bonne lecture !

Isabelle Héroux (professeure au département de musique de l'UQAM), Louis-Édouard Thouin-Poppe, Marie-Soleil Fortier
Résumé
Cet article présente l’évolution de la place de l’enseignement de la musique dans les programmes provinciaux des niveaux primaires et secondaires des écoles publiques francophones du Québec. Facultatif de 1904 à 1936, alors qu’il consistait essentiellement à enseigner des chants à l’oreille, l’enseignement musical est devenu obligatoire de 1937 à 1980. Bien qu’il se résumait souvent au départ à des apprentissages théoriques et à de l’écoute musicale, on vit peu à peu s’implanter les pédagogies actives. Depuis 1981, la musique est une option parmi les disciplines de la famille des arts (danse, art dramatique, arts plastiques et musique). Si le chant est toujours enseigné, notamment au primaire, l’enseignement de la musique passe dorénavant par l’expérimentation du jeu instrumental en groupe et fait une plus grande part à la créativité des élèves. Certaines raisons évoquées pour son enseignement n’ont pas traversé les décennies, notamment celles de permettre l’acquisition des valeurs religieuses et patriotiques, d’autres sont toujours d’actualité comme le développement de l’enfant et le plaisir.
Le professeur Mathieu Lavoie (DESS en musique de film) a offert une conférence sur la musique qu'il a co-composé pour le jeu vidéo Dungeons & Dragons : Dark Alliance lors de l'événement Soundtrack Cologne, le 18 novembre dernier.
Le SoundTrack_Cologne est le principal congrès européen de la musique et du son dans le cinéma, les jeux vidéos et les médias, et une source d'inspiration pour le paysage croissant des festivals et congrès en Europe.
Dans plus de 40 tables rondes, panels, ateliers et événements de réseautage, SoundTrack_Cologne se concentre sur les développements actuels de la culture, du droit, du marketing et des techniques de la musique médiatique et propose des analyses de rentabilisation et des événements de réseautage.
Il a eu lieu pour la 18e fois en 2021.
SoundTrack_Cologne est un événement cinématographique - du point de vue musical. L'événement s'adresse aux professionnels, aux étudiants en musique et à tous ceux qui s'intéressent au cinéma et à la musique.
En ce qui concerne les récits de films, SoundTrack_Cologne vise à offrir à son public une expérience diversifiée et polyvalente de la musique et du son.
Les conditions de travail juridiques, économiques et esthétiques des compositeurs de films sur un marché mondial sont au premier plan, tandis qu'un dialogue s'instaure entre les différents métiers du cinéma dans le passage des connaissances à la prochaine génération.
Avec des concours tels que l'European Talent Competition et le Peer Raben Music Award, SoundTrack_Cologne vise à attirer la jeune génération de compositeurs et de sounddesigners.
Avec AcadeMeet, SoundTrack_Cologne accueille également des événements pour les universités et établissements d'enseignement européens.

9 DÉCEMBRE 2021 À 8H31
Mathieu Lavoie codirige Vibe Avenue, un studio de musique et de conception sonore pour jeux vidéo qui a des clients à travers le monde.
...
Plusieurs musiciens qui enseignent à l'université font partie d'un ensemble, d'un orchestre ou d'un groupe en parallèle avec leur carrière universitaire. «Mon orchestre, c'est Vibe Avenue», affirme le professeur du Département de musique Mathieu Lavoie à propos du studio de musique et de conception sonore pour jeux vidéo qu'il a cofondé en 2013 avec François-Xavier Dupas.
Depuis sa création, Vibe Avenue a contribué à une centaine de projets de jeux vidéo en collaboration avec une vingtaine de studios à Montréal et à Québec, mais aussi à l'international, notamment aux États-Unis, en France, en Irlande, en Chine, en Turquie, en Pologne et au Pakistan.
Photo : Mathieu Lavoie et sa balalaïka, entouré de quelques-uns de ses nombreux instruments dans le studio de Vibe Avenue, à Verdun.
Crédit : Nathalie St-Pierre
Au mois de novembre dernier, le festival Ars Musica de Bruxelles a reçu Marie-Annick Béliveau (chargée de cours à l'UQAM) pour offrir :
"Fondé en 1989, le festival Ars Musica a fait de la création musicale son crédo. Il fut l’écrin de nombreuses œuvres nouvelles, signées Gÿorgy Ligeti, Karlheinz Stockhausen, Pierre Boulez, Luciano Berio ou Klaus Huber."
"Pour cette nouvelle édition, Ars Musica a exploré la voix dans tous ses états, sous multiples géographies. Car si elle est commune aux cultures du monde entier, sa technique est souvent unique, au service d’une langue, d’une intention ou d’une pensée. La voix est d'abord, pour les êtres sociaux que nous sommes, vecteur de la parole. Elle véhicule du sens, assure la communication. Mais la voix est aussi un instrument et la première source de musique... "
Marie-Annick Béliveau
Figure emblématique de la musique contemporaine québécoise, Marie-Annick Béliveau a créé de nombreuses œuvres de compositeurs aux esthétiques plurielles comme Fausto Romitelli (Lost), ou Cassandra Miller (Bel Canto).
Parallèlement à son activité d’interprète, elle enseigne dans différents établissements publics et institutions supérieures. Elle a prêté sa voix à une dizaine de productions discographiques et on peut aussi l’entendre dans les musiques du Cirque du Soleil.
« Sa voix riche et sa palette expressive nuancée en font une interprète idéale, subtile, passant avec une facilité déconcertante du ludisme pur à une troublante vulnérabilité. » – Lucie Renaud