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Si la littérature sur la migration reste dominée par l’échelle nationale ou fédérale, il est généralement reconnu que les villes jouent un rôle important quant aux politiques et programmes visant l’intégration des nouveaux arrivants. L’étude des relations sociales dans les espaces urbains pluriethniques n’est pas nouvelle en sciences sociales. Le vaste champ de recherche sur l’ethnicité en contexte de migration, s’inspirant de la sociologie critique de l’École de Chicago mais aussi de l’anthropologie sociale de F. Barth et d’autres, a beaucoup contribué à notre compréhension des rapports sociaux dans les contextes pluriethniques. Des recherches sur les interactions dans les espaces publics des quartiers multiethniques ont démontré que les échanges sont souvent caractérisés par la civilité ou l’évitement, mais les dynamiques de la cohabitation continuent à être une source de préoccupation. Si les craintes à ce sujet reviennent souvent, c’est en partie parce que nous sommes mal outillés pour comprendre les dynamiques de la cohabitation et les paramètres de son fonctionnement. Une littérature récente se développe autour de la notion de « citoyenneté urbaine ». La citoyenneté urbaine demeure fragile parce que non inscrite dans un système de droits et de responsabilités; pourtant, plusieurs villes d’Europe ont été très actives dans l’obtention du droit de vote pour les immigrants sans statut officiel. D’un autre point de vue, la citoyenneté urbaine est plus accessible que la citoyenneté traditionnelle (passeport) puisqu’il est plus facile de s’identifier à une ville qu’à une nation. Dans ce colloque, nous examinons l’intérêt croissant pour l’échelle municipale comme objet d’étude et nous proposons un rapport plus étroit entre les approches citoyennes et les approches interculturelles dans l’analyse des dynamiques de cohabitation en contexte pluriethnique. (Bibliographie disponible sur demande)
La vision systémique de Barth : une relecture de la pensée sur l’ethnicité
Sylvie GENEST (UQAM - Université du Québec à Montréal)
Mercredi 10 mai, à 11h30
(UdeM - Université de Montréal)
Batiment : (L) LEACOCK Local : (L) 721

Dans le domaine de la recherche sur l’ethnicité, la notoriété de Fredrik Barth n’est plus à faire. La reconnaissance qu’on lui témoigne à travers le monde depuis sa célèbre publication de 1969 parait impérissablemais ne porte toutefois que sur quelques aspects très ciblés de son travail qui s’est finalement cristallisé autour de la notion de frontières. Il est probable qu’une telle réduction de perspective ait contribué non seulement à une mauvaise compréhension de la pensée de l’auteur, mais aussi à l’installation d’une certaine confusion à propos de la pensée systémique. À partir d’un état de la situation rédigé par les auteurs Poutignat et Streiff-Fénart (2015), ma proposition consiste à revenir sur quelques uns des textes de Barth parmi les plus pertinents au regard des questions de l’ethnicité tout en posant l’hypothèse de l’organisation systémique de sa pensée. Au terme de l’exercice, une image plus cohérente du modèle barthien confirme son engagement dans un constructivisme fondamental dont on n’a pas fini de tirer des leçons de méthode.

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